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Les forçats de la route  posté le samedi 30 juin 2012 17:53

Blog de coursurpatus :Le sport sous tous les angles, Les forçats de la route

Petit, le Tour de France était synomyme de vacances d'été, de fortes chaleurs et de week ends au bord d'un lac. La plage devenait alors un terrain où s'affrontaient les vedettes du moment par l'intermédiaire de figurines cyclistes.

La préparation revêtait une grande importance. Il fallait au moins une heure pour peaufiner un parcours technique, avec des pentes bien raides et des virages en épingle à cheveux pour que les "grands" ne soient pas trop avantagés au moment de lancer la bille qui ferait avancer le coureur.

Certains coureurs étaient achetés en sac de plusieurs dizaines. Faits de plastic mou, ils étaient quasi-indestructibles mais pas très jolis. Ils deviendraient des équipiers, des porteurs de bidon et finiraient dans ce qu'on n'appelait pas encore le "grupetto" ou dans la voiture-balai.

Les figurines les plus prisées étaient a contrario en plastique dur, peintes aux couleurs des équipes de l'époque ou avec les maillots amblématiques du Tour. Ces "leaders" avaient une fâcheuse tendance à être fragiles et il fallait en prendre soin d'une saison sur l'autre. Ils s'appelaient Poulidor, Ocaña, Merckx, Zoetemelk ou Thévenet.

Dans ces temps reculés, le seul cas de dopage connu ou présumé était celui de Tom Simpson, dont Pierre Chapatte rappelait chaque année qu'il était mort victime d'une chute sur le mont Ventoux. Il y avait bien quelques affaires bizarres de coureurs trichant au contrôle d'urine, Pollentier par exemple, et des rumeurs, mais on croyait tous que les "forçats de route" étaient des surhommes et que seul l'entraînement leur permettait d'accumuler les exploits, d'autant plus méritoires que le Tour avait plus d'étapes, si j'ai bonne mémoire.

Le dopage, on n'en voyait pas trop l'intérêt, on préférait un quatre heures avec des tartines de chocolat en poudre ou des glaces maison moulées par Monsieur Tupperware.

De temps en temps, le Tour faisait étape dans la région où bien ne passait pas très loin. Pour être honnête, on avait du mal à reconnaître les coureurs à part les plus connus mais la longue attente au bord de la route valait la peine car on pouvait se remplir les poches et les casquettes d'échantillons lancés par la caravane publicitaire qui précédait le peloton de plusieurs heures. 

Avec le départ du Tour depuis Liège, capitale mondiale de la gaufre, du sirop du même nom, des rattachistes et berceau de la classique Liège-Bastogne-Liège, je me demande si les gamins d'aujourd'hui jouent encore au Tour de France, s'ils ont des figurines, des billes et des agates, s'ils tracent des parcours dans le sable, le gravier de l'allée ou la terre du jardin. Je me demande aussi s'ils ont des accessoires modernes comme des seringues, des appareils de transfusion, des poches de glace et des vitamines, pour "faire comme les vrais coureurs". En fait, je me dis que tout ça doit exister dans les jeux vidéos et que les courses cyclistes doivent y être plus vraies que les vraies.

En lisant la presse sportive, je me dis aussi que le Tour semble frappé d'une sorte de "malédiction", non pas de la momie, mais de la trousse à pharmacie. Une semaine avant le départ sort l'affaire "Europcar"(1) et l'USADA(2) poursuit Lance Armstrong !

Hasard du calendrier sans doute, mais au moins ça fait parler. Quant aux forçats de la route, on ne saurait trop leur conseiller de profiter des charmes de la région, comme par exemple de boire une petite bière d'abbaye wallone(3) pour prendre des forces dès le départ. Certaines tapent un peu sur la callebasse, avec des titrages parfois très supérieurs à 10 degrés, mais elles ne contiennent que des "vitamines" d'origine naturelle et se prennent sans aucune assistance médicale, sauf a posteriori si on a dépassé la dose prescrite.

 

(1) c'est plutôt un nom d'écurie de F1 mais ils font bien du vélo et apparemment ils ne craignent pas le coup de pompe !

(2) l'agence américaine de lutte contre le dopage.

(3) je n'ai rien contre les Flamands, mais depuis que le bourgmestre de Grimbergen a interdit les conversations en français dans sa ville, je boycotte la bière du même nom et par solidarité je prends de préférence une bière wallonne (notons que ce raisonnement est un peu tiré par les cheveux car la maison mère de ces brasseries est la même).

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Fallait pas les inviter !  posté le lundi 25 juin 2012 23:48

Blog de coursurpatus :Le sport sous tous les angles, Fallait pas les inviter !

L'Euro de football n'est pas encore terminé mais l'heure du bilan pour l'EdF a déjà sonné. En mission en Ukraine pour redorer son image après l'aventure grand-guignolesque de Knysna, l'EdF avec toutes ses "stars" du moment avait suscité un espoir de rédemption reposant sur une invincibilité de 22 matches avant ce tournoi et sur une évolution encourageante de jeu.

En cette période de crise, l'UEFA avait une fois de plus accordé l'organisation conjointe de cet Euro à deux de ces membres, la Pologne et l'Ukraine. Pas de chance pour les deux hôtes, aucune des deux équipes n'a réussi à se qualifier pour les quarts de finale dans des groupes pourtant pas si relevés, la Pologne se faisant doubler par des Grecs porteurs de tous les espoirs d'un pays exangue.

La France jouait la prudence lors de son match d'ouverture contre la perfide Albion, puis battait l'Ukraine à domicile dans un match qui pouvait servir de "référence". A posteriori, on sait qu'il était en fait son chant du cygne.

Patatras, le bel espoir, vécu comme un renouveau par les medias en mal de sujet entre deux tweets assassins pendant les législatives, retombait comme un soufflé mal démoulé et l'EdF affichait sa plus grande apathie, comme Jean-Michel, contre des Suédois déjà éliminés. Pour bien comprendre l'ampleur du désastre, il faut ajouter que ces mêmes suédois n'avaient pas battu l'EdF depuis 1969(1) ! Les Zozos étaient de retour(2).

Le spectre de Knysna planait sur la (Arielle ?) Donbass Arena et, malgré les dénégations de l'encadrement, une mini-crise pointait et se réglait par une explication de texte sévère dans les vestiaires tricolores.

Le quart de finale contre l'Espagne, championne d'Europe et du Monde en titre, s'annonçait au mieux difficile, au pire cauchemardesque. En attendant ce match qu'on pressentait être le dernier, Teutons et Grecs s'expliquaient dans un quart de le "dette", sur fond de politique monétaire commune et de ressentiment réciproque. Ces deux équipes avaient environ 3%(3) de chances de se rencontrer à ce stade de la compétition et ce quart improbable avant le tirage au sort voyait l'Allemagne solder son compte aux Grecs avec un 4 à 2 net d'impôts, la grande spécialité grecque avec le tarama et les feuilles de vignes farcies, surtout à Mykonos.

Le Portugal suivait en demies avec un flamboyant Ronaldo qui après avoir bien pressé les Oranje (2 buts et 2 poteaux !), se payait les Tchèques. Une EdF timorée entrait à son tour en scène pour prendre une leçon de ballon à la sauce ibérique avec des joueurs à peine plus motivés que contre la Suède. Le dernier quart voyait sans grande surprise la qualification dans un match sans but des Italiens contre des Anglais sans solution.

Un esprit positif, et sans doute un peu naïf, pourrait conclure qu'un quart de finale de l'Euro après le traumatisme de la coupe du Monde 2010 passerait pour une réussite. Les joueurs, à l'évidence bien briéfés par la FFF ont bien rempli quelques obligations médiatiques, ont condescendu à signer des autographes à leurs supporteurs et ont plus ou moins répondu aux questions des journalistes dans des conférences de presse formatées. Quelques leçons sud-africaines ont bien été retenues.

Un esprit chagrin aura cependant un peu de mal à se contenter de ce quart pour le bilan sportif même si on le mettra au crédit, si l'on peut dire, de Laurent Blanc. Car, sur le plan du comportement des joueurs en général et de quelques uns en particulier, on aura du mal à dire qu'il y a un vrai mieux. La motivation n'a pas semblé au paroxysme. La sincérité de certains est sujette à caution (bancaire). Puis il y a Nasri. Ce garçon, brillant en club, semble s'être carrément exclu du parti pour "atteinte à l'intérêt supérieur du football" et il est fort à parier que s'il était rugbyman, il aurait droit à une sanction de plusieurs centaines de jours de suspension comme sait les infliger la commission ad hoc aux contrevenants. Mais le foot n'est pas le rugby et Nasri sera sans doute privé de matches amicaux aussi importants que ceux contre le Lichtenstein, Andorre ou encore Saint-Marin.

Alors, "fallait pas l'inviter", de même qu'il ne fallait pas inviter les mutins de Knysna. Sur le plan du jeu, Laurent Blanc a amélioré (un peu) les choses. Sur le plan de l'image, il a échoué. Il est bien sûr meilleur que Raymond sur le plan de la communication mais il n'a pas su gérer les egos et les caprices de nos starlettes du ballon rond. Il a probablement sélectionné les meilleurs joueurs à chaque poste mais n'a pas réussi à créer une cohésion et à faire jouer son équipe à l'unisson. On ne retiendra de sa série de 23 matches (22 plus l'Angleterre) qu'une victoire de prestige sur la Mannschaft. Pour le reste, des nuls et des victoires contre des équipes considérées à juste titre comme plus faibles. Pas de quoi sabrer le champagne, pas de quoi faire "une épopée 2012 de l'EdF".

Il se dit que Noël Le Graët et Laurent Blanc ne sont pas en meilleurs termes. Une séparation est envisageable ne serait donc pas un drame national, compte tenu de la popularité toute relative du sélectionneur. Il y a encore assez de temps pour construire une équipe avec des joueurs qui ont envie de donner le meilleur d'eux-mêmes, et pas uniquement pour eux-mêmes, afin de se qualifier pour la coupe du Monde au Brésil avec un nouvel encadrement et un nouvel état esprit.

Enfin ! Peut-être...

 

(1) Il n'y pas de rapport entre l'année 1969 et le schmilblick.

(2) Dans les Zozos, la plus grande partie de l'histoire se passe en Suède.

(3) 3 chances sur 4 de ne pas s'affronter en groupe (à cause des chapeaux), 1 chance sur 3 d'être dans des groupes se rencontrant en quart, 1 chance sur 4 que l'Allemagne finisse première de son groupe fois 1 chance sur sur 4 que la Grèce finisse deuxème du sien groupe plus autant de chance pour la réciproque, soit 3/4 x 1/3 x (1/4 x 1/4 + 1/4 x 1/4) = 3/96 = 0,03125

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Toulouse, lost, lost  posté le dimanche 10 juin 2012 22:00

Blog de coursurpatus :Le sport sous tous les angles, Toulouse, lost, lost

Toulouse est champion, encore, toujours, comme prévu ou espéré, attendu, logique, mérité, pour la saison, pour Servat, pour Bru. Malgré la défaite, le RCT a retrouvé le temps d'une finale son lustre d'antan et a montré ses fameuses valeurs de combat avec des vieux grognards encore bien juteux.

Mais le rugby est le grand perdant avec le Top 14, notre "meilleur championnat du monde", en passe de devenir le plus ennuyeux championnat de la planète ovale. On ne va pas raconter ici le match insipide, les tactiques n'ayant que le combat pour but ultime, les éclairs de McAlister (de feu !), sa botte ou celle de Wilkinson, les cinq dernières minutes stériles des Toulonnais qui pouvaient encore faire basculer le match et qui ont échoué par maladresse ou manque de lucidité.

Non, tout ça n'a que peu d'intérêt mais que les gros pardessus de la FFR y prennent garde : le spectacle indigent aura raison du public et à ce train, seuls les spécialistes iront aux matches dans un futur pas forcément lointain.

Le véritable intérêt, s'il y a en a un, réside dans l'attitude de ces mêmes gros pardessus envers le président de Toulon, Mourad Boudjellal. Je ne vais pas cautionner les dérapages verbaux de ce dernier et ses propos n'engagent que lui mais la FFR n'aura réussi qu'une chose cette saison : faire passer le président Boudjellal pour une victime  dans sa bataille contre l'establishment, version rugby de David contre Goliath.

Car la FFR n'y est pas allée de main morte avec cet impétrant, arrivé au rugby sans passer par la case départ et qui n'est pas encore arrivé à toucher le Brennus. En lui infligeant 130 jours de suspension pour "atteinte à l'intérêt supérieur du rugby", une notion aussi vague qu'efficace pour légitimer le fait du Prince, puis en sanctionnant son entraîneur et enfin en dégageant en touche lors de l'affaire Hayman, les gros pardessus n'ont fait que rendre Mourad Boudjellal populaire, voire sympathique. Il incarne maintenant le village gaulois qui lutte contre l'envahisseur romain et devient du coup attachant malgré ses excès.

Comment peut-on expliquer cet acharnement sur un homme (et son club), certes turbulent, mais loin de dire n'importe quoi n'importe comment ?

Tentons une petite explication à la lueur des travers corporatistes bien franco-français. La France est bel et bien régie par des corporations, rien de nouveau. Au rugby, peut-être plus que dans d'autres sports, en dehors du golf à Saint-Andrews, il y a de fortes traditions et la tradition veut que, depuis Albert "le jurassique" Ferrasse, la FFR soit autocratique. Pour être invité à sa table, il faut montrer patte blanche, être du sérail, être adoubé, être "jugé" respectable, être dans la bonne loge (et sans doute pas qu'au stade) ou la bonne chapelle. En gros, tout ce que Mourad Boudjellal n'est pas aux yeux des gros pardessus. Cette "tradition" demi-séculaire s'est poursuivie avec les héritiers de Bert que sont MM. Lapasset et Camou. Mourad Boudjellal l'a sans doute bien compris, il n'est pas le bienvenu dans cette confrérie passéiste, qui regarde le changement comme Tours avait regardé le train en son temps. Un progressiste chez les ultra-conservateurs et pourquoi pas un éléphant dans un magasin de porcelaine, tant qu'on y est ?

De là à dire que les gros pardessus ont favorisé le Stade Toulousain contre le Ercété, il y a un grand pas que je ne franchirai pas mais de là à penser que les gros pardessus se réjouissent de la défaite des toulonnais, on a presque envie d'y croire tant les ficelles de ces messieurs sont parfois grosses. Alors ils se peut que l'intérêt supérieur du spectateur ait été bafoué ce samedi soir au Stade de France et que la victoire de Toulouse soit une victoire à la Pyrrhus pour le rugby français.


P.S.: je me suis tellement ennuyé pendant la partie que j'ai pris quelques notes sur les acteurs pour m'occuper

Toulouse

Un Güthro porté sur les coups ou un Güthro amateur d'anis étoilé ?

Guy  voulait poser son Airbus sur l'âne du stade.

Luke préfère que ses shoots humides aillent dans la bâche.

Poux : un brave type à dîner ?

Toulon

Mourad préfère La Valette molle aux branches fortes.

GR20 : Carl embauche des Corses pour escalader des monts.

Un gateau bien mité.

Un radeau en faveur des guitares.

Le petit polisson a des douilles bien trop grasses pour souquer dans l'arsenal.

Tactique : un coach bien agité à cause des mutants.

Avec Hayman, Laporte voulait un grand devant pour sceller le jeu.

Les héros aiment les gros curés et ces fiers guerriers adorent se toucher le front.

Jonny bute avec les Brits et n’aime pas que Matt débatte en mandant.

Mourad aime les belles luttes sous les toitures de Mayol et de Chicago, ce haut lieu de luttes, de bitures, de mutins et de belles poules.

La rade manque de loutres et de phares !

L'avant a été aculé par deux porte-seaux et a joué sans bougie.

Un Botha prend un grain au Mourillon.

Mourad a joué sur les prix lors de transferts au port.

Derbies basco-landais

Huget aime la Nive pour trekker.

Marconnet aime hisser sans parler.

Roumat conseille d'être bien mûr pour faire l'Adour et d'être bien fait pour la guérilla.

Divers

Jeu : le ballon a muté devant la télé.

LOU : shamane pour une grosse balle.

LOU : un chat pale défonce la butte.

Stade Français: Bertrand préfère les luths aux voitures sur berge.

Berbizier : le grand déballage !

RCT - USAP : Ayrault veut réviser ses gammes avec dose.

FFR : Le grand camé sent fort le pou.

FFR : Camus se gratte le cou en regardant le comité juger lors des tests en tournée.

Arbitrage : Poite a paru essoufflé sur des quilles toutes molles et a chuté sur un Jo van Niekerk bien lancé par Suta.

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Séisme à Auckland : la France déja en finale !  posté le dimanche 25 septembre 2011 19:18

Blog de coursurpatus :Le sport sous tous les angles, Séisme à Auckland : la France déja en finale !

Le choc a bien eu lieu ce samedi 24 septembre à l'Eden Park d'Auckland entre les deux archi-favoris de la coupe de monde rugby 2011. D'un côté les All Blacks, porteurs des espoirs de toute une nation, de l'autre la France venue avec les meilleurs joueurs du meilleur des championnats de la planéte ovale.

Richie McCaw, le capitaine des Blacks aux 100 sélections, avait prévenu avant le match : "nous craignons les Bleus parce qu'ils sont imprévisibles, ils sont là où on ne les attend pas". Prémonitoire !.

Après les hymnes, et sans doute pour se donner du courage, les Blacks exécutent leur terrible haka, le Kapa O Pango, dans une chorégraphie inspirée des meilleures prestations du Bolchoï. Cette danse folklorique locale n'impressionne pas les Français, droits dans leurs crampons et fiers comme Artaban.

L'entame du match est titanesque, les Bleus donnent le la, le si et surtout le sol, privent les Blacks de ballon et campent pendant 10 minutes dans les 22 adverses en faisant circuler le balle de droite à gauche, de gauche à droite, de bas en haut et de haut en bas, mais en évitant soigneusement d'aller à l'essai. La leçon de rugby atteint son paroxysme lorsque Morgan Parra, qui n'a pas effectué un seul match de préparation à l'ouverture, tape un drop dans un fauteuil en visant le poteau et le touche ! Quelle humilation pour les Blacks ! Les Bleus les ont baladés dans tous les sens sans daigner leur planter un essai et voilà que Parra, Monsieur quasi 100% dans ses tirs au but, fait exprès de taper sur un poteau ! Du grand art, du grand spectacle, de la classe chez ces Bleus !

A cet instant de la partie, les Blacks sont au fond du trou, le regard hagard, cherchant de l'aide sur le banc et dans les tribunes. Ils ont compris que les Bleus n'ont pas mis d'équipe B ou C, qu'ils ne sont pas simplement venus pour gagner mais bien pour les mettre fanny ! La stratégie du choc et de l'effroi : les Blacks fanny dans leur propre coupe du monde !. Quel séisme !

A ce moment précis, s'il avait eu une noix dans le derrière, Carter aurait fait de l'huile ! McCaw, tendrement surnommé Macouille par son entraîneur, pensait à cette centième et sans doute dernière sélection gâchée par la maestria des Bleus. Il se voyait déjà à la retraite à Calcutta, sur les traces de mère Thérésa, en train de donner des leçons de "French touch rugby" aux orphelins des bidonvilles. Graham Henry, le "coach", repensait au drame de 2007 et à la défaite de Cardiff. Il se voyait enfin partir faire un tour du monde à la voile en solitaire et sans escale. Il notait fébrilement quelques phrases sur son vieux carnet de professeur : penser à passer le Kärcher sur la coque et à prendre mes livres français préférés, "Le discours de la méthode" de René Descartes et "Zadig et Voltaire, une leçon de vie" de Frédéric Lefebvre. Pour lui, ces deux oeuvres immenses résument à elles seules le génie français : la méthode pour Descartes, l'imprévisibilité pour Lefebvre.

Mais la leçon des maîtres es-rugby était maintenant terminée, et les Bleus, beaux joueurs, laissèrent alors les Blacks s'amuser un peu à domicile et faire plaisir aux 60.000 supporteurs qui avaient payé cher pour voir ces si imprévisibles Bleus donner un récital rugbystique comme rarement une équipe avait su le faire. Remember Cardiff, Dunedin et Wellington pour ses tables de nuit !

Complètement déboussolés par ce changement aussi brutal que soudain de tactique, les Blacks bafouillèrent dès lors leur rugby. Leurs arrières ne surent plus quoi faire du ballon et devant des Bleus qui évitèrent alors subtilement de les plaquer pour ne pas les blesser et fausser le score de la future finale, pour le cas ou les Blacks réussiraient à se qualifier, ils zigzaguèrent comme des canards sans tête dans la défense française au lieu de foncer tout droit et d'aplatir tranquillement entre les poteaux comme le voudrait la bienséance et la bonne éducation, valeurs qui semblent toutes deux étrangères à ces Blackounets. Sans même parler du style et de l'efficacité ! Que d'essais faciles ratés, que de courses superflues, de feintes inutiles, de tampons superfétatoires, de coups de pied tactiques déplacés ! Pauvres Blacks, malgré toute la bonne volonté des Bleus, ils n'arrivèrent à la mi-temps qu'avec 3 essais d'avance. Autant dire rien face à la fantastique armada du Top 14 et de la H-Cup réunis.

La deuxième partie du match fut bien moins passionnante. Les Bleus offrirent un essai à leurs hôtes dès le retour des vestiaires, histoire d'encourager un peu des Blacks palots. Pour montrer qui était le patron sur le terrain, nos vaillants représentants lancèrent Mermoz, dont absolûment personne ne s'était encore rendu compte qu'il était dans l'équipe, sur orbite pour un essai sur un contre qui montra, si besoin était, à quel point ces Blacks étaient naïfs ! Ne faisant pas le voyage pour rien, Mermoz en profita pour chambrer un peu les autochtones afin d'éviter l'endormissement et remettre les pendules à l'heure.

Presque dans la foulée, Trinh-Duc marqua un essai tout en ruse en partant des 5 m, alors que les Blacks, toujours aussi naïfs et à côté de leurs crampons étaient en train de reprendre leur souffle suite à un cours de mélée fermée administré quelques secondes plus tôt par des Bleus qui déroulaient leur tactique et les schémas mijotés par l'encadrement dans les secrets de Marcatraz.

Pour bien finir et ne pas casser l'ambiance, les Bleus firent une feinte encore jamais vue à ce niveau. Sur le renvoi, ils soulevèrent un réceptionneur à 10 m du point de chute du ballon et Thomson, complètement pris au dépourvu, reprit la balle de volée et oublia bêtement d'aller aplatir directement dans l'en-but. Le pauvre bougre, empoté comme un junior, arriva tant bien que mal à passer le ballon et il fallut alors au moins trois ou quatre passes à cette laborieuse et besogneuse équipe des Blacks pour aplatir un cinquième essai qui sauva l'honneur, en quelque sorte.

Le match se termina sur une note sympathique, où les Bleus, après s'être régalés sur le plan tactique et après avoir appris aux Blacks 2 ou 3 petits trucs de pros du Top 14 pour améliorer leur jeu, firent une haie d'honneur à ses braves guerriers à la fougère d'argent. Pas fâchés du tout, les Blacks rendirent leur haie d'honneur à ses incroyables Bleus qu'ils admirent tant pour leur caractère aussi imprévisible. Pour faire écho à ce que disait Richie McCaw avant le match, ils ajoutèrent en choeur : "les Bleus ne sont jamais là où on les attend ni là où ils devraient être". Quelle perspicacité !

Seule ombre au tableau à la suite de cette prestation d'anthologie, le comportement de Julien Bonnaire, qui s'est entêté à prendre chaque ballon en touche de manière impeccable. Il n'a pas su respecter les consignes et cacher son jeu pour mieux se réserver pour la finale. Il sera sans nul doute attendu par des Blacks aux abois. Triste personnage, piètre équipier, il est plus que certain qu'il ne jouera pas contre les Tonga, à cause d'un manque évident d'esprit collectif et de solidarité.

Ce dimanche matin dans la presse néo-zélandaise, Graham Henry accusait le coup et tirait sa mine des mauvais jours (voir photo) : "ce match contre une équipe plus difficile à jouer a permis de mettre en évidence certaines faiblesses qu'il faudra corriger(1)".

La conclusion s'imposa d'elle même après cette partie maîtrisée de bout en bout par une équipe de France sûre de sa force, de sa ruse et de sa tactique : Sun Tsu en serait mystifié et Clausewitz sur les rotules. La route de la finale est maintenant totalement dégagée pour nos valeureux Gaulois ! Un boulevard, une autoroute, un pas de tir de lancement de la fusée Ariane !

Dans les tribunes de l'Eden Park, il se murmurait que l'encadrement tongien avait demandé à ses joueurs de passer des IRM 3D en urgence pour qu'ils puissent mieux numéroter leurs abâtis avant le dernier match de poule(2) contre les Bleus.

Martin Johnson a d'ores et déjà supprimé le pudding au menu des joueurs anglais. Tindall est même privé de sortie en boîte la veille des matches. Johnson craint particulièrement les placages désintégrants des Français qui, comme le souligne Marc Lièvremont, ont tous "pété" leurs records en muscu. Johnno ne veut pas voir ses joueurs finir en mauvais porridge en quart et leur a demandé de faire plus de pompes dans leur chambre le soir pour renforcer leur gainage.

Declan Kidney, dit "Dickie les gros rognons", le "coach" des Irlandais oblige dès à présent ses pré-retraités O'Driscoll, D'Arcy, O'Gara, O'Callaghan et O'Connell à marcher dans les couloirs de l'hôtel avec des déambulateurs pour arriver frais en demie. Il pense même laisser ses vieux au repos en quart ! Il a été soufflé par la ruse d'Harinordoquy qui a volontairement reculé de 15 m balle en main sur une charge de ce benêt de McCaw pour mieux en garder sous la pédale pour affronter la verte Erin.

Thierry Lacroix, Monsieur rugby sur TF1, sorti de sa retraite australienne, confirme cette analyse avec son enthousiasme légendaire, sa gouaille toute landaise et son régécolor Schwarzkopf. Cette fois-ci la coupe Webb Ellis est pour nous, "in the bag" ! Elle ne pourra pas nous échapper et la finale contre les Blacks, si ces modestes danseurs de haka arrivent à se qualifier, ne sera qu'une simple formalité.

Dans leur tableau, les Blacks devront par contre s'employer sévère pour sortir les bourrins Boks et les donzelles(3) autraliennes, mais l'exploit est possible car ils jouent à domicile et ne veulent pas décevoir leur public.

 

Vivement la finale et allez les Bleus !

 

(1) Véridique !

(2) De l'anglais "pool", femelle du coq !

(3) "Ladies" dans la presse néo-zélandaise.

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La FIFA souffle le froid et le chaud !  posté le vendredi 03 décembre 2010 16:30

Blog de coursurpatus :Le sport sous tous les angles, La FIFA souffle le froid et le chaud !

Ainsi donc la Russie organisera la CdM de football en 2018, alors que le Qatar se chargera de celle de 2022. 2018, 2022, c'est loin mais à la lecture des rapports de FIFA sur les dossiers de candidature, ce ne sera pas trop long pour construire les infrastructures nécessaires au second évènement planétaire après les Jeux Olympiques.

Si l'exotisme des heureux élus a provoqué quelques plaisanteries narquoises et autres sarcasmes, la FIFA reste dans sa logique d'expansion après l'Asie en 2002 et l'Afrique en 2010. La Russie et le Qatar méritent autant que n'importe quelle autre nation, petite ou grande, d'accueillir un tel évènement, pour peu que leur dossier soit crédible. La supposée, et parfois confirmée, corruption de quelques dirigeants pour cette attribution ne lèvera pas le doute sur les attributions précédentes et on peut considérer qu'elle est inévitable(1).

Les rapports de la FIFA nous apprennent que la Russie table sur plus de 3 millions de spectateurs avec une quinzaine de stades, plus ou moins à rénover et à construire. Les délégués ne manquent pas aussi de souligner quelques faiblesses en matière d'infrastructures aéroportuaires. Rien de tout cela ne devrait, selon leurs conclusions, perturber une organisation forte d'un budget de près de 4 milliards de dollars.

Un autre rapport nous apprend que la Qatar est un pays de 1,7 millions d'habitants, grand comme un département français, qui va investir massivement dans des stades démontables et des infrastructures ultra-modernes pour 3 milliards de dollars. Le Qatar mise sur la vente de 2,9 millions de billets, soit une fois et demi sa population. Pour l'hôtellerie, le supporteur de base devra débourser plus de 300 dollars la nuit en 3 étoiles et il y fort à parier que la capacité des campings locaux sera vite atteinte ! Nos amis Anglais, qui sont déjà amateurs du 4 o'clock tea, ne seront pas dépaysés en matière de boisson...

Les délégués clairvoyants ne manquent pas de relever que les températures moyennes en journée pendant l'évènement seront de 37 degrés pour tomber à 31 degrés la nuit ! On pressent que les équipementiers vont devoir innover avec, sans doute, le développement de maillots avec brumisateur intégré ! Notons que les entraînements et les matches auront lieu dans des enceintes climatisées, ce qui paraît un minimum. Pelouses chauffées en Europe, stade refroidis au Qatar, on sait soigner le footballeur. Malgré tout, le Qatar présente une candidature "verte" et soucieuse d'un développement durable.

La grande innovation qatari viendra des stades démontables qui seront ensuite exportés sur 22 sites. Voilà sans doute une idée que les présidents de L1 devraient creuser un peu : construire des stades démontables et à géométrie variable s'accommodant des montées et des descentes ! Si le club fait banqueroute, on peut toujours revendre le stade et le transporter ailleurs.

Qu'on se le dise, le foot du futur s'invente au Qatar et passe par la Russie !

 

(1) loin de moi l'idée de cautionner la corruption mais arrêtons d'être naïfs et de donner des leçons côté français, surtout en ce moment !

 

Photo : le futur stade du port de Doha (dossier remis à la FIFA)

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